Devlog #2

Troll cul-de-jatte cherche grand amour pour relation ignominieuse.

Le Glaude mijotait sa revanche, puissant et concentré, ne pensant plus même à tirer sur sa cigarette. L’air retrouvait peu à peu sa pureté virgilienne quand, des entrailles, sinon de la terre, du moins de celles de l’ancien sabotier jaillit un ululement qui n’avait rien d’humain. C’était si déchirant, si poignant aussi que le Bombé en sursauta sur le banc. Ratinier triompha, hilare, après le couac subtil de la dernière note.

A 23h45, contre toutes attentes, la machine est relancée au détour d’un feature - updates on ATB bar size fort modeste au regard du prompt kilométrique bardé d’acronymes. Tel le sénateur Bernie Sanders mettant la fessée à Claude, le discours est clair, ferme et directif. Le Kouign au Code a pas bouffé du moût pour le chat ça c’est sûr. Y voudrait bien jouer les gagne-petit, les pue-la-sueur, mais il a pas la vocation. C’est un lion du Sprite3D, une pointure du FCT, il tween.tween comme un pro. Ça fait remuer dans les chaumières et flotter les textes de combat là où il faut.

On a fait disparaître tous les cadavres, à savoir les scripts .py à déclencher des guerres civiles tellement ils sont suffixés à l’infini. Les sprites, eux, ressemblent toujours à des cadavres. En revanche, on pourrait regarder cette barre de progression pendant des heures. Elle a la saveur aigre-douce d’une pépite HD dans un océan d’aliasing. Elle est l’infime et dérisoire progrès capable de maintenir juste ce qu’il faut de curiosié sur le chemin de l’addiction.

Le lendemain, avec attempts at 2D HD, on n’essaie pas de vendre une feature, on dépose juste devant le paillasson un combat entre un guéridon et une taupe sur fond de Canal+ sans décodeur. Il paraît qu’en plissant les yeux on peut voir apparaître la moustache d’Adolf Hitler entre deux cannelures HD.

Le Kouign du Claude commet un inattendu feature - 3 players on screen during battle. Le programme est ambitieux. C’est la bascule dans un nouveau monde. comme ces artistes de cabaret qui peignent avec une truelle, trois smarties et une bombe de laque jusqu’à obtenir une oeuvre d’art insoupçonnable au départ.

Lucifer a déserté, place à Lucie Brindacier, sa ventouse à chiottes et ses copains zadistes

N’est-il pas craquant, cet ignominieux troll ? A y regarder de plus près, il est aussi humain que nous, et il faut rendre grâce aux effets de caméra qui nous rendent son monosourcil si touchant. On se demande bien à qui il va faire du mal avec son rasoir électrique à trois têtes pivotables.

La gestation se poursuit, ces avortons de personnages noyés sous un plan invisible vont éclore, ils vont sortir de cet état prostré de nain aérophagique coincé sur ses latrines dans feature - cleanup battle concept and new characters. Bon sang, le cleanup tient ses promesses. Bon sang ne saurait mentir. ça fout les poils comme un auguste portrait de Godefroy de Montmirail.

Singe cul-de-jatte cherche bar en hauteur pour y poser son séant

Que demander de plus ? La princesse à la ventouse a désormais une espèce d’immense bavoir très commode pour se protéger des éclaboussures de crâne de troll, Robocop se promène avec une bible sous le coude au cas où et une pervenche s’est paumé façon John Travolta dans la forêt enchantée. Don King Kong attend sa dulciné le gourdin à la main. Les cul-de-jatte ont aussi le droit de rêver du grand amour.

Gueuloir

7 + 4 - 4?